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De nombreux blaireaux accueillis au centre

Depuis le début du mois d'avril, plusieurs blaireaux ont été accueillis au centre de soins. Cet animal nocturne, ayant mauvaise presse, est pourtant complètement pacifique vis-à-vis des activités humaines. Décrié et chassé pour ses impacts sur les cultures de céréales, les dégâts sont finalement bien moins importants que ceux causés par les cervidés ou les sangliers.


Au contraire, ce sont plutôt les activités humaines qui impactent les populations de blaireaux en France. Entre l'étalement urbain et l'intensification agricole, les habitats des blaireaux ont fortement diminué et se sont fragmentés. En effet, la disparition du bocage au profit des grandes monocultures céréalières a entraîné une politique de déracinement des haies, corridors écologiques entre les habitats des espèces comme le blaireau. De plus, les infrastructures routières sont des obstacles pour le territoire de ces animaux, qui cherchant à traverser sont souvent percutés. En effet, les collisions avec les véhicules sont la principale cause de mortalité pour plus de 30 000 blaireaux en France.


Deux blaireautins, les petits des blaireaux, ont été récupérés par différents découvreurs au cours de ce mois d'avril. Malheureusement, l'un d'entre eux est décédé de sous-nutrition. Cette espèce sociable a besoin d'être stimulée par d'autres congénères pour ne pas sombrer dans la dépression. L'accueil d'un blaireau adulte et d'un autre jeune blaireau en détresse, arrivés cette semaine au centre de soins, permettra de rassembler cette famille recomposée et d'éviter aux animaux d'être imprégner par les soigneurs, qui n'aurait alors plus peur de l'humain.


Le blaireau étant un animal nocturne, discret et vivant dans un terrier, il est rare de le croiser. Ainsi, en pleine journée, voir un blaireau n'est pas bon signe et peut signifier une détresse pour l'animal. Il vaut mieux alors appeler le centre de soins pour s'en assurer. Bien sûr, en cas de détresse, il convient de suivre notre fiche conseil, en ne donnant ni à manger ni à boire à l'animal, et en ne le déplaçant avec des gants et/ou une serviette qu'après avoir pris les conseils du centre ou en cas de danger immédiat. Ces premiers gestes vous permettront de sauver les blaireaux, qui sont essentiels à nos écosystèmes.



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