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Journée mondiale du bénévolat : portrait de Chiara et Alice

Dernière mise à jour : 10 déc. 2023

Une journée mondiale pour valoriser le bénévolat c'est bien et c'est pour nous l'occasion de vous présenter deux de nos bénévoles, Chiara et Alice.



Chiara est bénévole au centre de soins de la faune sauvage des Alpes-Maritimes depuis le mois de juin 2023. Nous lui avons posé quelques questions concernant son ressenti sur cette expérience de bénévolat.




Pourquoi devenir bénévole au CSAM ? J’ai travaillé dans le marketing de la santé avant de changer de voie professionnelle l’année dernière. J’ai alors cherché à me réorienter dans un domaine plus en accord avec mes valeurs, un métier avec un impact social et environnemental qui a du sens. C'est comme ça que je suis arrivée dans le milieu de la protection de la faune sauvage, et plus généralement de la préservation de la biodiversité.

J’ai trouvé votre annonce d’éco-volontaire sur Réseau-TEE et je vous ai contactés.

Qu’est-ce qui t’a plu au centre ? J'ai apprécié le fait que vous ne recrutiez pas uniquement des bénévoles avec de l'expérience dans le milieu, parce qu'il faut bien commencer quelque part. Sur la fiche de poste : du bon sens, de la volonté, et une passion pour la préservation de la faune sauvage. Les débutants, comme moi, sont formés aux soins et aux nourrissages, on nous apprend à manipuler un animal sauvage avec précaution et à être autonome assez rapidement. J’ai beaucoup appris sur les espèces qu’on reçoit au centre (oiseaux, mammifères) mais également sur la biodiversité en général. J’ai également pu constater qu’il y a pas mal de méconnaissance du grand public sur la prise en charge et la fragilité des espèces sauvages.

Quel est ton plus beau souvenir ? Je dirais que c'était mon premier relâcher de martinets. Ce relâcher avait beaucoup de sens pour moi parce qu'il représentait la concrétisation de plusieurs semaines de nourrissages et de soins, auxquels j’ai pu contribuer.

Quelle a été la chose la plus difficile ? Nous avions accueilli au centre deux hérissons d’une même portée, suite au décès de la mère. Je les ai biberonnés pendant quelques jours, mais l'état du petit mâle se dégradait rapidement, et il a finalement succombé. Lorsqu'il est décédé, j'ai trouvé sa sœur couchée sur lui dans la couveuse, elle cherchait à le relever avec sa tête, à le faire réagir. J'ai interprété dans ce comportement quelque chose de très proche de nos émotions humaines, de la peine presque du désespoir... C'est la première fois pour moi que cela était palpable : oui, les animaux peuvent ressentir des choses et avoir de la tristesse. Et ça remet en question pas mal de nos idées reçues.

Quels sont tes projets pour après ? Je retourne à nouveau dans les études... Mais dans la préservation de l'environnement cette fois-ci ! Je viens d'être acceptée à Pôle Sup Nature Montpellier, pour faire un BTS GPN (gestion et protection de la nature) en accéléré (1 an au lieu de 2). Après un premier stage d'observation dans le bureau d'études Naturae, à Sète, je recherche désormais un stage de pratique accompagnée en tant que chargée d'études biodiversité, dans le secteur public ou associatif - en région PACA. Si je devais me spécialiser plus tard, je choisirais sûrement l'ornithologie. Et tout cela, je le dois entre autres au CSAM qui m'a ouvert la voie de l'environnement, et je continuerai tant que possible à venir aider les soigneuses et bénévoles au centre !

Au-delà de son aide pour les soins, les nourrissages des animaux et l’entretien du centre, Chiara nous a apporté son expérience de la communication. Elle a réalisé une vidéo de recrutement des bénévoles, des posts pour nos réseaux sociaux et a retravaillé le livret d'accueil des bénévoles à partir de son expérience.

Un grand merci à Chiara, qui est une bénévole investie ! On te souhaite de réussir ta formation et de t'épanouir dans un métier qui te passionne.

En août 2023, Chiara est apparue dans le JT du 19/20 de France 3 Côte d’Azur dans le reportage au CSAM, où on a pu la voir nourrir un chardonneret élégant.





 

Pour notre deuxième témoignage, Alice, bénévole depuis le mois de novembre 2023, son bénévolat s’inscrit dans le dispositif « Chèque Jeune engagé pour le climat » du GREEN Deal, démarche du Conseil départemental des Alpes-Maritimes qui vise à soutenir et à accompagner la transition écologique. Ce dispositif permet de rémunérer, à hauteur de 500 euros, 50 heures de bénévolat effectuées par les jeunes entre 18 et 24 ans qui souhaitent s’engager pour le climat. → Plus d’infos ici.


Pourquoi devenir bénévole au CSAM ? Dans le cadre du dispositif du GREEN Deal, j’ai choisi ce centre de soins parce qu’il est en contact avec les animaux sauvages et c’est ce qui me passionne le plus. J’ai voulu me tourner vers la faune sauvage plutôt que les animaux domestiques parce que cet été lors d’un séjour chez ma tante qui habite en campagne, nous avons trouvé un hérisson en pleine journée. Ma tante était inquiète pour lui et nous nous en sommes occupés avant de l’envoyer vers une structure adaptée pour sa prise en charge. Sur le moment, je ne savais pas comment agir pour l’aider comparé à ma tante qui avait déjà une connaissance des gestes à adopter, cela m’a donc intéressé de savoir comment agir dans ces situations. On n’est pas forcément au courant des risques pour la faune sauvage, ce sont des animaux qui sont proches de nous et c’est dommage de ne pas savoir comment les aider en cas d’urgence. C’est pourquoi j’ai choisi le CSAM. De plus, j’aime les valeurs de l’association, aider et augmenter les chances de survie des animaux sauvages blessés en raison, pour la plupart du temps, de comportements humains comme le jardinage ou le trafic routier… On se sent concerné en tant qu’humain dans ces actes et c’est important pour moi d’avoir un réel impact pour aider ces animaux qui se retrouvent blessés ou en détresse. Comment nous as-tu trouvé ? Par hasard, en cherchant sur internet les centres de soins animaliers. Le CSAM est directement apparu parce que c’est le seul centre du département des Alpes-Maritimes. En ce moment, je viens au centre une à trois fois par semaine, les matinées où je n’ai pas cours, les week-ends ou entre de longues pauses. Qu’est-ce qui t’a plu au centre ? Ce qui m’a plus est l’ambiance de l’association qui est très agréable, il y a une vraie cohésion d’équipe qui donne envie de revenir. Il y a également une diversité enrichissante dans l’équipe et dans les bénévoles. J’apprends tous les jours et l’équipe nous fait confiance. Ça m’intéresse beaucoup, j’en apprend beaucoup sur la faune et la flore ce qui est très enrichissant. Les soigneuses nous font comprendre que nos mains sont aussi importantes que les leurs pour aider les animaux. On fait des points sur les animaux autour d’une table, où l’avis des bénévoles est pris en compte et c’est très valorisant. On est très actif et impliqué dans l’association, on essaye de faire le maximum pour avoir un impact positif sur la survie des animaux au centre.


Quelle est la chose que tu aimes le plus ? Ce que j’aime le plus c’est m’occuper des hérissons parce qu’ils sont trop drôles,ils ont un caractère bien trempé. Ce sont de vrais clowns qui râlent et qui essayent de s’échapper sans arrêt. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec eux.



Quelle est la chose la plus difficile ? Pour moi, le plus difficile est le nourrissage des martinets. Je trouve que c’est compliqué parce que c’est un petit oiseau qui paraît fragile et on a peur de leur faire mal avec nos grandes mains alors que c’est important pour leur survie de les nourrir. Il faut une certaine dextérité pour ne pas les déranger physiquement ou ne pas leur casser le bec, surtout qu’ils ne peuvent pas nous dire quand ils ont mal… Quels sont tes projets pour après ? Au départ, je m’étais dit que j’allais faire rapidement les 50 heures de bénévolat, mais finalement, je souhaite continuer à venir au centre encore une fois par semaine pour contribuer à l’association et être actrice de la préservation de la biodiversité. Je suis actuellement en étude à l’école Supérieure de la Parfumerie à Grasse, où j’obtiendrais mon diplôme de Master en valorisation et commercialisation des matières premières et arômes dans un an et demi. Et je compte bien intégrer cet enjeu dans mon futur métier !


Est-ce que le financement du bénévolat de GREEN Deal est un plus pour toi ? Oui ! C’est un plus dans le sens ou ça m’a poussé à rentrer dans une association. Je ne l’aurais peut-être pas fait de moi-même sans ce financement parce qu’en tant qu’étudiante, j’ai besoin de travailler à côté. Cela m’a donc permis de découvrir et de mettre un pied dans l’association, et c’est une mission que je fais avec plaisir.


Nous sommes très heureux d’accueillir des étudiants comme Alice, grâce au dispositif GREEN Deal de soutien au bénévolat des jeunes qui s’investissent pour l’environnement. Merci de nous avoir fait confiance pour cette première expérience de bénévolat, nous te souhaitons de réussir tes études et tes projets !

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